Observations « participantes » de Marc Lavergne chercheur au CNRS / An insider’s view about the course of events in the Middle East and the Horn of Africa

Un choix d’interventions média au cours des derniers mois :

14 octobre 2018 : https://www.france24.com/fr/20181014-erythree-ethiopie-reconciliation-paix-nouvel-exode-refugies-camp-frontieres

4 octobre 2018 : RFI, émission Décryptage, Soudan du Sud : la guerre la plus meurtrière du monde ; http://www.rfi.fr/emission/20181004-soudan-sud-guerre-cours-plus-meurtriere-monde

20 septembre 2018 : France -Culture, émission Enjeux internationaux,  Soudan du Sud  : la paix en vue ?

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/soudan-du-sud-nouvel-accord-de-paix-signe-sous-la-pression

12 aout 2018, RFI, émission Géopolitique par Chantal Lorho, avec Hala Kodmani et nabil Ennasri : Un an après l’accession au pouvoir de Mohamed ben Salman en Arabie Saoudite :
www.rfi.fr/emission/20180812-arabie-saoudite-bilan-salman-qatar-canada-hariri-femmes

Juillet 2018 : Africa n°1, émission Le grand débat, avec Mohamed Nagi et Michel Raimbaud, sur les perspectives de paix au Soudan du Sud

Juillet 2018 : TV 5 Monde, émission Info Afrique : https://information.tv5monde.com/afrique/l-erythree-beaucoup-gagner-d-un-rapprochement-avec-l-ethiopie-247629

12 mai 2018 : RFI, invité Afrique :http://www.rfi.fr/emission/20180512-soudan-sud-situation-humanitaire-est-catastrophique

6 avril 2018 : Emission Africa, sur RFI en langue anglaise : New port projects in Red Sea corridor for Sudan, Somaliland as Arab backers jostle for position :

http://en.rfi.fr/africa/20180406-new-port-projects-red-sea-corridor-sudan-somaliland-arab-backers-jostle-position

7 février2018 : France Culture, émission Culture Monde : Les monarchies modernes : De Qabous à Ibn Salmane, les défi de la succession

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-mercredi-07-fevrier-2018

20 janvier 2018 : RFI, Invité Afrique : Le Soudan manque de ressources  »

http://www.rfi.fr/emission/20180120-marc-lavergne-soudan-manque-ressources



La mer Rouge peut-elle s’embraser ?

Un article de Marc Lavergne paru dans le Grand Dossier  n°46 de la revue Diplomatie ( août-septembre 2018) , consacré aux « Mers et océans. géopolitique et géostratégie » :

Sommaire : https://mail.google.com/mail/u/0/#search/mer+Rouge/FMfcgxvxBjfPffgFzccFgmqzgkWfqBzk? projector=1&messagePartId=0.2

Article : https://mail.google.com/mail/u/0/#search/mer+Rouge/FMfcgxvxBjfPffgFzccFgmqzgkWfqBzk?projector=1&messagePartId=0.1

 



« Sharjah, l’anti-Dubai ? »

Un article de Marc Lavergne publié dans le numéro 409 (juillet 2018) de la revue Urbanisme :

https://www.urbanisme.fr/villes-du-golfe-modeles-urbains/dossier-409/EDITO#

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Séminaire MSF du 30 mars 2018 consacré à la situation humanitaire au Yémen

 

Yemen seminar Reality and humanitarian issues

 
« Yemen at the verge of famine », « Yemen the biggest humanitarian disaster of the century », « Yemen, a hidden conflict », these shocking headlines are used to describe this conflict that has lasted more than three years. But what is happening really? To answer this question, Médecins Sans Frontières (MSF) has invited various specialists of Yemen – researchers, humanitarians, journalists – who, each in their respective fields, will shed light on the situation today.

This seminar, open to office employees, will take place on Friday, March 30, 2018 from 10am to 16:30pm at 8 rue Saint-Sabin, in the 1st floor room. (Bilingual: French-English)

Program:

10.00 am KEYNOTE SPEECH   10.30 am- Restriction of action for humanitarian actors and journalists Facilitator: Claire Magone, MSF Head of communication

The struggle for information in Yemen: restrictions of access for journalists, the difficulty of documenting the conflict on the ground Speaker: Iona Craig- Independent journalist   A snapshot of the humanitarian situation:  What access for MSF in Yemen, what are the working conditions in the North and in the South, main achievements and obstacles  Speaker: Ghassan Abu Chaar – MSF Head of Mission in Yemen   The Houthi and the Saudi propaganda mechanism Speaker: Nawal Al-Maghafi – BBC correspondent

12.30 pm- 1.30 pm  LUNCH BREAK

1.30 pm – Situation of Yemen today Facilitator: Marc Lavergne, Senior Research Fellow (CNRS), Middle East/Horn of Africa

The actors in the conflict, their means and the cost of war for the population  Speaker: Donatella Rovera – Amnesty International Senior crisis response Adviser   Is there famine in Yemen? Presentation of MSF report « Nutritional situation analysis for MSF in Yemen, dec. 2017» Speaker: Séverine Frison – Epidemiologist at Epicentre

Aid mechanism and the blockade consequences Speaker: Peter Salisbury – journalist/analyst

3.00 pm – What future for Yemen? Facilitator: Michael Neuman, Director of Studies at CRASH/MSF

A review of today’s situation and prospects for 2018 Speaker: Laurent Bonnefoy -CNRS Researcher, Yemen specialist   Advocacy actions in France for Yemen Speaker: Abdessalam Kleiche – International alliance for the defense of rights and freedom

4.15 pm CLOSING STATEMENT



Grandes manoeuvres autour de la mer Rouge
23 mai, 2018, 17:23
Classé dans : Non classé

A lire dans le numéro 92 de la revue « Diplomatie »de mai-juin 2018 :

- un important dossier sur « Les marchands d’armes »;

- des analyses sur des sujets variés et parfois inattendus, comme le Suriname – qui me rappelle mon premier séjour de Boursier Zellidja à Paramaribo, durant l’été 1968, avec deux compagnons du 22è RIMA de Cayenne :

- mon article « Autour de la crise entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, grandes manoeuvres sur la mer Rouge ».

-



New ports projects on and around the Red Sea : tensions are rising
18 avril, 2018, 18:04
Classé dans : Non classé

6th April, 2018 :  RFI English : Marc Lavergne comments on the new developments by Turkey in Suakin (Sudan) , with Qatar financial backing :

http://en.rfi.fr/africa/20180406-new-port-projects-red-sea-corridor-sudan-somaliland-arab-backers-jostle-position



« Les Kurdes : un peuple médite sur son destin », plus de quarante ans après…

Je rentrais d’une escapade au Kurdistan d’Irak, dans le maquis du PDK de Mollah Moustafa Barzani. J’étais encore novice dans la région, n’ayant guère connu que le Yémen et la Syrie où j’achevais un mémoire de géographie chez les montagnards du Haut-Qalamoun. Et j’étais élève à Sciences Po, ce qui  n’apportait (déjà ?) aucune garantie de compétence pour comprendre la marche du monde…Avec Francis Grégoire un copain d’enfance de mon village, on était donc partis comme des grands crapahuter dans les montagnes enneigées du Zagros, en passant par Téhéran – et par l’inévitable Savak.Les Kurdes  un peuple médite sur son destin

Au cours des longues soirées de discussions sous la tente avec les camarades du Comité Central, autour d’un poêle à mazout fumant, j’avais compris que les Kurdes ne revendiquaient pas l’indépendance, et que les liens qui les rattachaient à l’Irak étaient bien plus profonds et anciens qu’on ne voulait le croire en Occident. Mais que même les droits politiques minimes qu’ils revendiquaient ne pouvaient être reconnus dans le cadre de la dictature installée à Bagdad. Il me restait encore à éprouver le cynisme des Grandes Puissances : la CIA et le Mossad soutenaient à bout de bras la rébellion, qui s’inscrivait dans le cadre de la Guerre froide, mais les Etats-Unis et Israël avaient décidé d’arrêter les frais.

Le 6 mars, le Chah d’Iran et Saddam Hussein, vice-président de la République baassiste, signaient l’accord d’Alger, qui échangeait les Kurdes contre le Chatt el Arab. Piétinant dans la tempête de neige, l’exode commençait pour la population et les peshmergas, en direction d’Oshnovieh, sur la frontière iranienne. Les combattants déposaient leurs armes devant les agents iraniens, et un hélicoptère emmenait Musapha Barzani et ses deux fils, Idriss et Massoud,  vers un exil incertain.

De retour à Téhéran, j’écrivis plusieurs papiers pour payer nos billets pour la France. Je ne les avais jamais lus, appelé par d’autres horizons et ne sachant même pas s’ils avaient été publiés.  Puis la révolution islamique étant passée par là. Mais un ami les a retrouvés récemment à la Bibliothèque nationale à Téhéran.

Il ne s’agit pas tant de l’émotion ou de la lamentation de rigueur lorsque l’on évoque le destin des Kurdes, mais, sans aucune nostalgie, du déclin historique et inéluctable de l’intelligence et de la puissance de l’Occident face à la marche du monde. J’étais certes encore un peu naïf, mais dans Le Monde, Jean Gueyras, plus chevronné et lucide,  s’interrogeait pour savoir si les Kurdes n’avaient pas lâché « la proie pour l’ombre », en refusant l’autonomie culturelle que leur proposait Saddam Hussein…De Halabja à Afrine, le pire était encore (et est toujours) à venir…



Colloque CIGPA sur « Les grands défis d’une alliance stratégique franco-égyptienne »
18 avril, 2018, 10:18
Classé dans : Colloques,Egypte,GEOPOLITIQUE,Non classé,Société,Vallée du Nil

Suivre l’intervention de Marc Lavergne lors du colloque du CIGPA le 29 mars 2018 à la maison de l’Industrie à Paris

http://cigpa.org/marc-lavergne-le-couple-franco-egyptien-de-la-guerre-froide-a-la-recomposition-dun-ordre-regional-en-gestation/

En filigrane, les questions rituelles :  la dictature ou le chaos ? ordre civil contre ordre religieux ? la démocratie représentative est-elle vouée à l’échec ?  toujours biaisées pour masquer les vraies questions : que veulent les Égyptiens, de quoi sont-ils capables, et que veulent  « les autres » pour l’Egypte? Et en filigrane, les mêmes questions  et les mêmes biais auxquels sont confrontés les Français…

 

 

 



Jeu d’échecs sur la mer Rouge

Marc Lavergne ce mercredi 28 mars sur RFI en anglais : Le Qatar et le Soudan montent en gamme dans leur vieille alliance contre l’Arabie Saoudite, qui devient un ménage à trois avec la Turquie, autour de la cité portuaire historique de Suakin.

Il s’agissait naguère de prendre en tenailles l’Arabie saoudite, à l’époque (1992) où Ben Laden avait installé Al-Qaida à Tokar, dans le delta du Gash, et où Al-Jézira lançait sa révolution médiatique (1996) contre la forteresse saoudienne. En 2006 encore, lorsque j’intervenais à l’ONU au nom du groupe d’experts du Conseil de sécurité pour le Darfour, c’est le délégué du Qatar, à l’époque membre non-permanent, qui défendait avec virulence – et compétence – le dossier soudanais, dont les diplomates l’attendaient à la porte.

On rejoue donc la partie, avec la concession de Suakin à la Turquie et au Qatar. Mais la donne a changé : la mer Rouge devient un enjeu régional et global, avec d’abord les projets de Sissi sur le canal de Suez, puis de l’Arabie saoudite avec le projet Vision 2030 au Nord, et en dernière date le projet égypto-saoudien à l’entrée du golfe d’Aqaba, qui intègre Israël et la Jordanie dans une alliance contre toutes les « forces du mal » : le Hamas  le Hezbollah et l’Iran et leurs supporters susnommés.

Pour le Qatar, il s’agit de rendre la monnaie de sa pièce à l’Arabie et à ses alliés en développant une stratégie offensive, aux portes de La Mecque qui plus est; pour la Turquie, de chausser les bottes de l’empire ottoman de la mer Rouge à l’océan Indien et jusqu’en Afrique du Sud, comme l’avait fait avec succès le mouvement de Fethullah Gülen. Rappelons que le port oublié de Suakin sous contrôle ottoman fut pendant des siècles et jusqu’à la fondation de Port-Soudan par les Britanniques en 1905, le port d’embarquement des pèlerins de toute l’Afrique sahélienne vers Jeddah, et que l’idée qu’il puisse devenir une porte d’entrée de la Turquie sur le continent africain a une certaine résonance de part et d’autre.

Le Yémen garde sa place, confuse, dans ces stratégies, car personne ne sait comment se dénouera l’écheveau…Mais le soutien opportuniste du Soudan à l’ alliance saoudo-émirienne paraît comme ce qu’il était :  de la poudre aux yeux, un appeasement nécessaire mais temporaire. Quant à la relation égypto-soudanaise, elle devient carrément exécrable.

La France et ceux qui, comme elle, ont cru pouvoir ménager la chèvre et le chou, Arabie, Emirats et Qatar d’un côté, Egypte et Soudan de l’autre, selon la bonne vieille formule que toutes les dictatures sont bonnes à prendre, et en tous cas meilleures que les démocraties, pour le business et les ventes d’armes, risquent de se trouver « embarrassées ». Tant pis pour elles, de toutes façons elles ne pèsent plus dans ce « Grand jeu » qui leur échappe.

 

https://www.dailysabah.com/africa/2018/03/26/sudan-qatar-ink-4-billion-deal-to-develop-suakin-seaportMarc



« Le prince héritier saoudien en mission séduction aux États-Unis », par Anaïs Brosseau, La Croix, 19 mars 2018

avec l’analyse de Marc Lavergne :

https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Le-prince-heritier-saoudien-mission-seduction-Etats-Unis-2018-03-19-1200922091?from_univers=Lacroix

 

 


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