Le blog de Marc Lavergne Un demi-siècle de pérégrinations au Moyen-Orient et dans la Corne de l'Afrique

Emission « Un jour dans le monde » du 15 octobre 2015 sur France Inter avec Nicolas Demorand et Bruno Meyersfeld
19 octobre, 2015, 6:25
Classé dans : INTERVIEWS RADIO,Sud-Soudan

Le drame du Soudan du Sud

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1171767



28/09/2013 RFI Marc Lavergne sur RFI: «Au Soudan, on a une crise endogène liée à une question économique»
14 juillet, 2015, 10:43
Classé dans : CRISES ET CONFLITS MONDE ARABE,INTERVIEWS RADIO,SOUDAN

écouter l’interview ici 



Résoudre un conflit sans en chercher les causes ? La RCA entre imposture et amnésie
13 décembre, 2014, 10:26
Classé dans : RCA,SAHEL - AFRIQUE CENTRALE,Somalie

Marc Lavergne

Directeur de recherche au CNRS

Président de l’association RH 2 «  Recherche et ressources humanitaires »

Mots-clés : Centrafrique, colonisation, conflit, esclavage, massacres, ethnicité

Résumé : La Centrafrique est un Etat né d’une conquête coloniale militaire par la France, qui a mis fin à la concurrence esclavagiste puis mis le pays en coupe réglée durant un demi-siècle, en utilisant des méthodes d’une barbarie inouïe. La puissance coloniale ne s’est pas retirée à l’indépendance, mais a réussi à continuer de gérer le pays à son profit exclusif jusqu’au désastre actuel. Cette longue histoire de violences et de résistances face aux envahisseurs (chasseurs d’esclaves au nord-est, compagnies concessionnaires au sud-ouest) a laissé dans la population des séquelles de brutalité, de méfiance et de cruauté, mais elle a aussi forgé les éléments fondateurs d’une capacité de coexistence et de citoyenneté.

« Zo so ngbo a dé lo, a ba komba a kpé » (L’expérience du passé permet d’éviter les erreurs du présent, dicton centrafricain)

Le territoire de la Centrafrique, défini par sa position au cœur du continent africain, est avant tout, pour ses habitants, une interface entre plusieurs mondes : l’appellation coloniale Oubangui-Chari indiquait le passage entre le bassin du Congo, monde de la forêt, à celui du lac Tchad, monde de la steppe puis ouverture au nord vers le désert et au-delà la Méditerranée et le monde arabe. A l’est, la frontière tracée par les colonisateurs avec le Soudan est celle du partage des eaux avec le bassin du Nil et à l’ouest avec le Cameroun et le Moyen-Congo qui bordent le golfe du Bénin. Un pays enclavé donc, mais un pays dont les façades ouvrent sur des horizons ouverts et divers.

C’est de ces horizons que va naitre, à la fin du XIXe siècle, la Centrafrique d’aujourd’hui.

Au temps de l’esclavage

Au nord-est, la région de la steppe est depuis des siècles un réservoir d’esclaves, le Dar el Kuti, voisin du Dar Fertit centré sur le Bahr el–Ghazal voisin. Ces territoires peuplés d’agropasteurs animistes sont (suite…)



Note de synthèse sur la situation et le climat des affaires en Erythrée
13 décembre, 2014, 10:10
Classé dans : Erythrée

 

date : 06/2014

Auteur :

Dr. Marc Lavergne

Directeur de recherche au CNRS

GREMMO/université Lyon 2

 

 L’Erythrée est un pays de taille modeste, né récemment après une guerre de libération longue (1961-1991) et dévastatrice. Il n’attire pas la curiosité des media ou des observateurs, étant avare de grandes déclarations ou d’interventions spectaculaires sur la scène internationale. Et pourtant, c’est un pays à part sur le continent africain par son histoire comme par le projet de société qu’il a incarné et par le comportement de sa population comme de ses dirigeants. En effet, l’Erythrée cherche la solution de ses difficultés non seulement dans une mobilisation interne, mais aussi dans un activisme discret mais déterminé à l‘échelle régionale.

Aujourd’hui, la libération et ses sacrifices ont un goût amer  (suite…)



Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance
9 juillet, 2014, 4:43
Classé dans : CORNE DE L'AFRIQUE,SOUDAN,Sud-Soudan

Entretien de Marc Lavergne sur France 24 le 8 juillet 2014

http://www.france24.com/fr/20140708-soudan-sud-trahison-heros-independance-riek-machar-salva-kiir-anniversaire



Le Magazine de l’Afrique • avril – mai 2014 L’aide humanitaire entre droit et devoir d’ »ingérence
8 avril, 2014, 11:54
Classé dans : Action humanitaire,Darfour,SOUDAN,Sud-Soudan

De l’engagement bénévole à la professionnalisation
d’un acteur-clé des conflits, l’aide humanitaire est
prise au piège de l’instrumentalisation. Elle devient
une composante de la diplomatie. Par Marc Lavergne

La première ONG est la Croix-
Rouge, fondée par un groupe
de citoyens genevois à la suite
de la guerre de Crimée. Elle
est l’ancêtre du CICR de Genève,
organisation de droit privé dont le
statut international est reconnu par la
plupart des pays du monde, et par les
institutions internationales. À la suite
de la (suite…)



Egypte, Soudan, Kenya : Marc Lavergne à JOL Presse
  1. M. Lavergne: «Pas de révolution de la diplomatie égyptienne avec M. Morsi»

    … a adopté un nouveau regard sur le pays. Marc Lavergne , directeur de recherche au CNRS, analyse pour JOL Press les … de la nouvelle diplomatie égyptienne ? Marc lavergne : Le nouveau pouvoir a toujours voulu être prudent et ne pas …

    Sybille de Larocque - 24.02.2014 – 16:52 – 0 commentaires

  2. Darfour: «La catastrophe perdure mais l’intérêt des médias diminue»

    … a empiré dans cette région du Soudan ?   Marc Lavergne  : Cette situation catastrophique ne s’est jamais arrêtée ces … du Darfour sur la situation actuelle ?   Marc Lavergne  : Le gouvernement de Khartoum est aujourd’hui très anxieux et …

    Anaïs Lefébure - 25.03.2014 – 07:10 – 0 commentaires

  3. L’Afrique de l’Est sous la menace des terroristes islamistes?

    … un vrai danger régional grandissant ?   Marc Lavergne : Avant tout, le problème de cette région est le chômage des … plus important qu’il y a 10 ans ?   Marc Lavergne : Il l’est dans la mesure où l’islam progresse : c’est …

    Romain de Lacoste - 27.02.2014 – 09:47 – 0 commentaires

  4. L’Iran et les Frères musulmans, une alliance pas si «contre-nature»

    … aux yeux des Iraniens  », expliquait alors Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS. C’est alors la question …

    Sybille de Larocque - 25.02.2014 – 07:09 – 0 commentaires

  5. «En Égypte, la révolution n’a pas encore commencé»

    … L’ambiance est encore révolutionnaire, et, pour Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, cette révolution n’a d’ailleurs … menée par les Frères musulmans ?   Marc Lavergne : Du point de vue des Frères musulmans, cette première année de …

    Sybille de Larocque - 28.06.2013 – 09:27 – 0 commentaires

  6. Egypte: pourquoi ce n’est pas prêt de s’arranger?

    … leur pays et leur société  », expliquait Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, avant la manifestation du 30 juin …

    Sybille de Larocque - 30.07.2013 – 06:09 – 0 commentaires

  7. Relations internationales: ces erreurs qui ne cessent de se répéter

    … au service de la diplomatie d’Obama M. Lavergne: «Pas de révolution de la diplomatie égyptienne avec M. Morsi» …

    Marine Tertrais - 14.07.2013 – 06:08 – 0 commentaires

  8. Tunisie, Égypte: pourquoi les islamistes ne sont pas parvenus à redresser leurs économies?

    … investisseurs et des touristes  », explique ainsi Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS. Au pouvoir, les Frères musulmans … néo-libéraux sur le plan économique  », explique Marc Lavergne. «  Sur le plan social, ils ne sont pas partisans de …

    Sybille de Larocque - 05.07.2013 – 06:08 – 0 commentaires

  9. Deux ans après sa révolution, où en est l’Égypte?

    … prendre encore plusieurs années. Marc Lavergne : « Pas de révolution de la diplomatie égyptienne avec Mohamed … sur la scène internationale. Et pourtant, selon Marc Lavergne , directeur de…  > Lire la suite de l’article   …

    Sybille de Larocque - 26.01.2013 – 07:14 – 0 commentaires



Afrique de l’Est : islamisme = terrorisme ?
28 février, 2014, 4:39
Classé dans : Kenya,Somalie

Une réponse nuancée apportée à Jolpress le 26 février 2014, au retour d’une courte mission en Centrafrique :

http://www.jolpress.com/afrique-corne-est-kenya-islamistes-boko-haram-pirates-shebab-article-824663.html



Septembre 2013 : panique à Nairobi
23 décembre, 2013, 2:59
Classé dans : Kenya,Somalie
  1. Mon premier voyage au Kenya remonte à 1977 : La Communauté d’Afrique de l’Est était en train de se  saborder, et j’avais pris le dernier avion des East African Airways pour Arusha en Tanzanie.
  2. Mon deuxième voyage, avec Nadine B. , devait juste être un transit en direction de la Tanzanie pour un reportage sur le « socialisme africain » de Julius Nyerere.Le lendemain de notre arrivée,1er aout 1982,  réveil en fanfare, dans un petit hôtel de Nakuru. L’armée a pris le pouvoir, le président Arap Moi est entre ses mains, « situation is under control ». Le président s’est évadé et a repris le dessus après trois jours de massacres et de pillages dans la capitale : bilan 1800 morts au bas mot, surtout des étudiants, une répression féroce des Luo qui se réfugiaient en masse à Kisumu sur le lac  Victoria. Mais c’est à l’autre bout du pays que j’ai fait la connaissance des shifta (coupeurs de route) somalis, en cherchant refuge à Garissa, chef-lieu de la province du Nord-est, où l’on n’accédait qu’en convoi militaire…Et le bimoteur Piper Navajo  qui nous tira de la ville encerclée appartenait à des matrones somalies, qui siégeaient chaque jour sous un acacia au bord de la piste. L’avion transportait la drogue locale, la miraa, jusqu’en Somalie où les hommes attendaient avec leurs chameaux pour en ravitailler les campements.
  3. En juin 2002, j’arpentais les couloirs et les salons des grands hôtels de Nairobi, en tant que conseiller politique et juridique de la Joint Military Commission : une mission tripartite chargée de mettre en oeuvre le cessez le feu signé en janvier 202 entre gouvernement de Khartoum et SPLA dans les monts Nuba. Des séances souvent exténuantes et exaspérantes face aux représentants d’ONG activistes américaines, financées par la CIA, qui accusaient essentiellement  la JMC de partialité ; une advocacy stérile et confortable, genre « Kouchner », alors que les réunions avec la direction du SPLA étaient beaucoup plus sereines. Et comme notre mission dans les monts Nouba servait de test de la bonne volonté des deux parties, et bientôt de modèle de mise oeuvre d’un règlement,  j’assistais dans la petite ville tranquille de Machakos aux négociations secrètes qui allaient bientôt se déplacer à Naivasha et déboucher sur l’accord de paix global de janvier 2005. Mais ceci est une autre histoire…
  4. Tout cela pour dire que le Kenya, paradis de l’homme blanc, et en particulier Nairobi, est une poudrière et un coupe-gorge ; et que la question somalie, parmi tous les autres différends interethniques, n’est pas près d’être résolue. Et que les shebab ont fait preuve de beaucoup d’intelligence stratégique, en plus de compétences techniques, en choisissant Nairobi comme théâtre de leur exploit. Sans parler de la caisse de résonance qu’est ce centre névralgique de la présence néocoloniale et onusienne en Afrique. Et ceci ne vaut évidemment pas adhésion à leurs actions et à leur projet, contrairement à ce qu’a cru comprendre un commentateur mal avisé.
  5. 23 sept. 2013 –  Marc Lavergne voit dans l’assaut du centre commercial l’illustration de la prédominance au sein du groupe insurgé des ..
  6. .Les shebabs, cette autre menace djihadiste – Le Point    Armin Arefi -

www.lepoint.fr › International

  1. Attaque au Kenya: «Ce centre commercial, c’est les Twin Towers de 
  2. 23 sept. 2013 - MONDE - Marc Lavergne, chercheur au CNRS, spécialiste de la Corne de l’Afrique, répond à «20 Minutes» sur l’attaque menée par les 

www.20minutes.fr › Monde › Somalie

 



Sud Soudan : un Etat failli dès la naissance
23 décembre, 2013, 1:48
Classé dans : SOUDAN,Sud-Soudan

Mon premier voyage au Sud-Soudan remonte à 1983, à partir de Khartoum où je résidais. A l’époque, peu avant la reprise de la guerre contre le gouvernement de Khartoum, pas de liaisons aériennes régulières, évidemment. Je voulais me rendre à la mission MSF de Yéi, qui s’occupait des réfugiés ougandais et j’avais trouvé une place dans le Buffalo qui devait emmener le vice-président Joseph Lagu, ex-commandant en chef de la rébellion des Anyanya. Un avion tremblant de toutes parts, non pressurisé, dépourvu de sièges : on s’attachait le long de la carlingue avec des sangles, tandis que les bagages (y compris les chèvres et les poules) étaient entassés au milieu. Les deux pilotes yéménites, perchés dans la cockpit surélevé, contemplaient impavides la bousculade pour monter dans l’avion, et refusaient de décoller tant que le nombre des passagers ne serait pas redescendu à 44…Joseph Lagu, à  l’avant, penché sur sa canne, faisait semblant d’être ailleurs, pour ne pas être sommé de prendre par à la sélection de ceux qui auraient la chance d’être du voyage.

A suivre…

Quelques-unes de mes  interventions dans les media depuis le début de la crise à Juba.

 

http://www.lepoint.fr/monde/le-soudan-du-sud-pays-sans-etat-18-12-2013-1771762_24.php

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2010/12/000000_lafrique_direct_generic.shtml

 

http://www.lavoixdelamerique.com/audio/audio/356130.html


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