Observations « participantes » de Marc Lavergne chercheur au CNRS / An insider’s view about the course of events in the Middle East and the Horn of Africa

Une polémique autour de la liberté d’expression…
8 février, 2011, 15:43
Classé dans : Egypte

Et de la relation entre diplomatie et recherche scientifique :

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110206-chercheurs-francais-pries-taire-egypte



Egypte : le développement est-il compatible avec le néolibéralisme économique? in Confluences Méditerranée automne 2010
4 février, 2011, 1:19
Classé dans : Egypte

Egypte : le développement est-il compatible avec le néolibéralisme économique? in Confluences Méditerranée automne 2010 dans Egypte pdf egyptedvtdurableetnolibralisme.pdfUn article de Marc Lavergne sur la situation économique et sociale égyptienne, paru dans la livraison d’automne 2010 de la revue Confluences Méditerranée (n°75) -un éclairage sur l’éclatement de la révolte du « Jour de la Colère »…



Interview sur TV5 Monde à propos des manifestations de rue en Egypte
27 janvier, 2011, 1:19
Classé dans : Egypte,INTERVIEWS PRESSE ECRITE

Mercredi 27 janvier 2011

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Egypte-emeutes-janvier-2011/p-14471-Apres-la-Tunisie-l-Egypte-Differences-et-ressemblances.htm



Le génocide du Darfour en questions, entretien avec Marc Lavergne
24 janvier, 2011, 16:12
Classé dans : Darfour

Dans la nouvelle revue des jeunes de Sciences Po, « Jeune république », n°4  en ligne, un dossier « Faire face au génocide ». Un riche entretien, très bien illustré cartographiquement,  avec Marc Lavergne conduit par Margaux Leridon  (pages 128 à 139)

http://jeunerepublique.fr/wp/?page_id=672



Sud-Soudan : l’équation à inconnues multiples
9 janvier, 2011, 14:55
Classé dans : SOUDAN,Sud-Soudan

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/08/sud-soudan-l-equation-a-inconnues-multiples_1461748_3212.html#ens_id=1067666

Sud-Soudan : l'équation à inconnues multiples dans SOUDAN



Invité des Matins de France Culture, le 6 janvier 2011
7 janvier, 2011, 13:44
Classé dans : Egypte,INTERVIEWS RADIO,Sud-Soudan

Une intervention consacrée à l’attentat contre la communauté copte à Alexandrie et au référendum d’autodétermination au Sud-Soudan du 9 janvier 2011

http://www.dailymotion.com/video/xgfu3f_les-matins-marc-lavergne_news



Sud-Soudan : derrière la liesse d’une indépendance annoncée
14 décembre, 2010, 20:20
Classé dans : SOUDAN

Sud-Soudan : derrière la liesse d’une indépendance annoncée  

  1. De Juba à Khartoum, une angoisse palpable

 

Si Juba se prépare à des réjouissances le soir du  9 janvier à l’annonce du nouveau pas franchi sur la voie de l’indépendance, dans le reste du Sud comme à Khartoum, l’atmosphère est plus sombre. Et dans les campagnes du Sud, déchiré par les affrontements entre tribus et toujours soumis à l’emprise de la faim et des épidémies, l’état d’esprit est d’ores et déjà à la déception : six ans de période intérimaire depuis la signature du CPA le 9 janvier 2005 n’ont contribué qu’à enrichir une poignée de dirigeants, sans qu’aucun effort de reconstruction ni a fortiori de développement ne se manifeste. Et chez beaucoup, la rancœur contre la domination des Dinka, à travers leur mainmise sur le SPLM, le parti au pouvoir, ne demande qu’à se transformer en révolte, éventuellement avec le soutien, en sous-main, de Khartoum.

A Khartoum, dans les quartiers misérables qui s’étirent à perte de vue dans les étendues désolées de la périphérie, comme « Mandela », « Bentiu » et le camp de Dar es Salam au sud de Hillet Mayo, la peur est palpable : le régime lancera-t-il ses milices à l’assaut des civils originaires du sud, dès le soir du 9 janvier ? Des pogroms se dérouleront-ils dans les rues de Khartoum à l’annonce des résultats ? ou bien donnera t-on aux Sudistes trois jours, trois mois, pour partir ? Pourront-ils emporter leurs maigres biens ? Certaines déclarations ministérielles menaçant les Sudistes d’être expulsés « sans emporter une aiguille » indiquent un état d’esprit répandu, où le racisme assumé se donne pour la première fois libre cours.

D’ores et déjà, ceux qui le peuvent ont fait leurs bagages : les Sudistes aisés envoient femme et enfants à Kampala, à Nairobi, et selon l’ONU, le flux total des départs du Nord vers le Sud s’élèverait déjà à 30 000 personnes.

Mais une partie revient désemparée : aucun dispositif d’accueil, ni infrastructure ni organisation, ni solidarité familiale ou tribale ne sont en mesure de pourvoir à ce retour qui pourrait se transformer en exode et concerner plus de deux millions de personnes.

Pour les Nordistes, dire que la situation est préoccupante relève de l’euphémisme. Elle est à tout le moins angoissante, chacun se demandant de quoi l’avenir de l’Etat tronqué sera fait, et ce que mijote l’étroit cercle des dirigeants militaro-islamistes, experts en manœuvres qui assurent leur survie et leur mainmise sur le pays depuis plus de vingt ans. D’ores et déjà, le régime met en œuvre sa « solution finale » (sic) au Darfour, profitant de ce que les regards sont tournés vers le Sud, pour éviter que cette région ne demande à son tour une révision de ses liens avec Khartoum, après le référendum.

En bref, cette indépendance voulue par les Occidentaux et au premier chef les Etats-Unis, en un mélange de pragmatisme apparent inspiré des accords de Dayton qui ont mis un terme aux guerres de Yougoslavie en 1995 (puisqu’ils ne veulent pas vivre ensemble, qu’on les sépare), et d’idéologie « huntingtonienne » (le clash des civilisations passerait entre un Nord musulman et un Sud Chrétien) est bien loin de la libération rêvée depuis un demi-siècle par les peuples marginalisés de l’ensemble du Soudan à l’égard de la tutelle des maîtres « arabes » de la vallée du Nil au nord de Khartoum. 

L’indépendance du Sud : un échec et un reniement 

La rébellion du Sud-Soudan est née en juillet 1955, quelques mois avant la déclaration de l’indépendance le 1er janvier 1956. Le bataillon 105 qui assurait la garnison de Torit exprimait le refus des Sudistes d’être livrés par les Britanniques sur le départ à la domination des élites d’identité arabo-musulmane du nord. La guerre du mouvement Anyanya contre Khartoum se fixait donc pour but l’indépendance. Le mouvement était soutenu par les Eglises, par l’Ethiopie et par Israël, dans un contexte de guerre froide et de conflit israélo-arabe. La guerre était identifiée comme celle d’une ligne de fracture entre le monde arabe et l’Afrique noire, la Chrétienté et l’islam , l’Est et l’ouest. L’indépendance du Sud-Soudan aurait permis de bloquer l’avancée de l’islam en Afrique noire, de prendre à revers le monde arabe et plus particulièrement l’Egypte nassérienne, chantre du non-alignement et de la résistance palestinienne et de tenir à distance l’URSS du continent africain et des colonies britanniques d’Afrique orientale qui accédaient à l’indépendance au début des années 60.  

Un Sud-Soudan divers dans son rapport à Khartoum 

A y regarder de plus près cependant, cette approche d’un mouvement Anyanya disparate et à la direction politique faible, ne représentait pas une opinion sudiste unanime. Le Sud-Soudan vaste territoire de 650 000 km2, est formé de différentes régions :

  • un « Sud du Sud », l’Equatoria, s’étend le long des frontières depuis la RCA jusqu’au Kenya : cette partie, la mieux arrosée du pays, couverte de forêt tropicale ou de savane arborée, est occupée majoritairement par des petits groupes de cultivateurs, même si elle comprend aussi de grands peuples comme les Zandé, à cheval sur la frontière de la RCA et de la RDC, ou si des peuples d’éleveurs nomades y fréquentent les régions les plus sèches, comme les Toposa à l’Est. Relativement plus peuplée, cette région a été, surtout dans sa partie centrale, proche de la capitale, Juba, plus encadrée par le colonisateur : la présence missionnaire y a favorisé l’éducation et les contacts avec les colonies de l’East Africa, Kenya et Ouganda. C’est de cette élite issue de la colonisation que sont sortis les cadres de la rébellion ; celle-ci était donc  tournée vers les Grands Lacs et ignorante de Khartoum, dont elle était coupée par la distance et par la politique de « closed districts », qui interdisait pratiquement la circulation entre les deux parties, Nord et Sud, du condominium égypto-britannique ;
  • les deux régions plus septentrionales du Haut-Nil et du Bahr el-Ghazal, autour de la cuvette marécageuse du Haut-Nil, longtemps infranchissable, sont plus polarisées par le bassin du Nil Blanc et de ses affluents.  Cette région a été depuis le XIXè siècle en relation avec Khartoum, ville fondée en 1824 au confluent du Nil Bleu et du Nil Blanc ; remontant le fleuve au travers des barrages d’herbes flottantes, les sudd, le conquérant égyptien arrive en 1840 à Gondokoro et ouvre la région au commerce de traite. Plus à l’ouest, dans les savanes du Bahr el-Ghazal, la chasse aux esclaves, menée principalement par des commerçants européens,  bat son plein jusqu’aux années 1870, pour les marchés égyptien et l’empire ottoman. Autour de la capitale régionale, Wau, comme des autres centres urbains qui se créent, se développe une population de sang-mêlés, d’esclaves, d’affranchis, de soldats parmi lesquels l’islam et l’arabe font leur chemin. Ce monde est de plus en plus intégré dans l’espace économique et culturel  du Nord-Soudan. Après la parenthèse britannique, la construction d’une voie ferrée qui atteint Wau depuis Khartoum en 1960, renforce ce cordon ombilical.
  • De plus, si la chasse aux esclaves a connu un regain de faveur, localement, durant les années 1980 et 1990, de la part  des milices tribales, les murahilin, armées par le gouvernement « démocratique »  de Sadiq el-Mahdi (1986-1989), l’économie de la région repose sur l’élevage bovin transhumant : les tribus arabisées du Nord descendent au Sud en saison sèche, tandis que les clans Dinka du Sud remontent vers le Nord en saison des pluies. Cette symbiose séculaire entre les deux groupes a engendré un rapport  étroit, fondé sur la coexistence et la gestion partagée des ressources, eau et pâturages, pour la survie commune. Non exempts de conflits ponctuels, ces liens sont renforcés par des instances de régulation et par des intermariages. Selon les estimations, ces transhumances saisonnières concerneraient environ 9 millions d’éleveurs du Nord et 4 d’éleveurs du Sud, soit près du tiers de la population soudanaise. Comme Adam Moussa Madibbo, sultan des Rizeigat, l’avait confié à l’auteur au lendemain du coup d’Etat de juin 1989 : « entre la religion et les vaches, nous choisirons toujours les vaches ». il n’y a d’ailleurs à proprement parler pas de choix, puisque les hommes n’en ont d’autre que de suivre les vaches…, frontière ou pas frontière.
  • A l’Est, la région du Haut-Nil s’enfonce en coin, le long du fleuve, jusqu’à 400 km au sud de Khartoum. Univers amphibie dans le sud, où les milices nuer se livrèrent au massacre de près de 100 000 villageois dinka en 1991, à la suite de la sécession du groupe de Nasir, et lieu d’affrontements fréquents et meurtriers entre milices Murlé pro-Khartoum et Anouak, le long de la frontière éthiopienne,  pour le vol de bétail. Un monde de violence, rétif à tout pouvoir imposé de l’extérieur, sud ou nord, et où pourtant fleurissent les rêves d’exploitation pétrolière – c’est là que s’étend la concession de Total, de Bor sur le Nil à la frontière éthiopienne – et de colonisation agricole, sous forme de concessions d’agrobusiness à des investisseurs étrangers.
  • Dans le nord du Haut-Nil, ces deux mamelles du Sud-Soudan « moderne » – pétrole et agriculture – sont déjà une réalité qui a structuré le rapport à Khartoum : depuis dix ans, c’est dans le Western Upper Nile qu’ont été mis en exploitation les principaux gisements, dont le brut est acheminé vers le nord (vers la raffinerie de Geili près de Khartoum) et vers le port d’embarquement de Bashair sur la mer Rouge. 500 000 tonnes sont exportées chaque année, au prix du massacre par l’armée soudanaise et ses milices de 200 000 habitants nuer de la région, en 2002, dans l’indifférence générale. Simple mesure de précaution pour écarter du voisinage des puits ces inoffensifs éleveurs de bétail … Entre Nil Bleu et Nil Blanc les vastes exploitations mécanisées produisant sorgho, arachides, sésame et sucre appartenant aux barons du régime islamiste et destinés à l’exportation s’ajoutent aux forages pétrolifères. Toute cette région vit à l’heure du nord, ravitaillée en électricité par le barrage de Roseires, sur le Nil Bleu, et sillonnée de routes asphaltées.

Un Sud disparate donc, dans son rapport au Nord, non pas tant en fonction de proximités culturelles que pour des raisons tenant à la géographie, à l’histoire et à l’économie. C’est sans doute pour cette raison que la paix négociée en 1972 à Addis Abeba déboucha sur une large autonomie pour le Sud, mais que le Nord conserva les fonctions régaliennes. Démarrée dans l’enthousiasme, cette expérience d’autonomie avec un parlement et un exécutif installés à Juba sombra vite devant la volonté de Khartoum de « diviser pour régner ». Le retour des mouvements confrériques et des islamistes bannis sur le devant de la scène scella la réconciliation nationale de 1977, sur le dos des Sudistes : création des trois régions précitées (la kokora), mise à l’index de la « dinkacratie », qui vit chasser les fonctionnaires dinka  – mais aussi les autres – des régions dont ils n’étaient pas originaires, refus de faire bénéficier le sud de la manne pétrolière à venir, etc.

Lorsqu’en mai 1983, le colonel John Garang – ancien Anyanya intégré dans l’armée régulière – prit la tête de la rébellion Anyanya II, le manifeste fondateur du SPLM, tout comme l’acronyme lui-même – ne reprit pas le mot d’ordre de sécession. La revendication, plus politique, soumise également à la censure de Mengistu Hailé Mariam, le « négus rouge » d’Addis Abeba qui soutenait le mouvement, avec l’URSS en toile de fond, portait sur le droit à l’égalité de tous les Soudanais, sans distinction de religion ou d’ethnie, dans le cadre d’un Etat unitaire. Cette refondation du Soudan sur de nouvelles bases, qui prendra le nom de « New Sudan » s’adressait à l’ensemble des peuples marginalisés du pays et à tous les individus qui s’élevaient contre la mainmise des tribus arabisées et islamisées de la vallée du Nil sur le pouvoir politique, économique et socio-culturel du Soudan. Et elle était l’expression de la position des grands peuples nilotiques du Haut-Nil et du Bahr el-Ghazal, Dinka, Nuer et Shillouk, par contraste avec la revendication d’indépendance qui avait été celle des politiciens issus des petits peuples d’Equatoria lors de la première guerre. 

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le message du New Sudan est éteint avec la mort de son créateur, en août 2005. Cette affirmation de la foi en l’unité du Soudan, aujourd’hui inaudible, était pourtant partagée par une part importante de la population des autres régions périphériques du pays, marginalisées par les élites régnant à Khartoum, et des centres urbains, dans un Soudan en voie d’urbanisation, donc de mixage accéléré, sous l’effet des guerres et du boom pétrolier.

Ce message d’unité est particulièrement crucial pour les trois régions à statut particulier, zones de transition entre Nord et Sud, que sont le Nil Bleu, le district d’Abyei et les monts Nouba. Trois régions de populations mélangées, où, dans les monts Nouba et le Nil Bleu, l’islam est concurrencé par les églises chrétiennes et un animisme profondément enraciné, mais trois régions où les relations séculaires entre groupes voisins dégénérèrent sous l’effet de la modernisation économique et d’enjeux stratégiques nouveaux depuis les années 60. Dans ces trois régions, les groupes autochtones se sont engagés au prix d’immenses sacrifices, étant les plus vulnérables à la répression, dans les rangs du mouvement rebelle. Elles sont aujourd’hui les plus menacées par la sécession du Sud qui les soumettrait à la vindicte de Khartoum.

La sécession annoncée du Sud-Soudan n’est pas la fin d’une histoire partagée vieille de près de deux siècles. Histoire nourrie de préjugés et d’exclusions, faite d’exploitation et d’exactions, mais qui fut et demeure la matrice de proximités et de complémentarités. Les deux camps, aujourd’hui encore officiellement unis dans un Gouvernement d’unité nationale,  ne sauraient l’oublier sans mettre en péril l’impératif d’un bon voisinage à venir. 



Driving a car in Egypt : in the hand of God
4 décembre, 2010, 14:33
Classé dans : Non classé

For more than two years now, I have been driving my car in Egypt, everyday from my home to my office in wust el balad and back, while my week-end off days take me to the heart or the shores of the delta, and to the Valley : Tanta and its mouled, Rosetta, Damietta, Mansourah, Damanhour and the likes, or Port-Saïd and Ismaïlia, the Fayoum or Minya…. Rare experiences of life sharing with the Egyptian car drivers of all brands. To start with, this is only possible to foreign drivers having a good command of speaking and reading Arabic, besides of enjoying a good sight : signs are scarce, small painted blue iron more and more drowned in the midst of giant and flashy adds.  Read fast and react fast, in order to avoid paying a mistake by hours stacked in crowded lanes of a village or a suburb, with no direction home. People are helpful as ever, of course, but indications often hard to understand or to follow.

In fact I’ve been driving in Egypt for over 30 years, since my student years in the late 70′s. First was a Jawa Chech motorbike, that I had bought, brand new, in Boulaq for 80 pounds – that was a sum at that time. First day, it had burst into flames at the gas station of Kirdasa, and was only saved by throwing it in the nearby canal. It had lost its brilliant red colour, but was still able to lead me to various destinations all along the Nile valley : I used to put it in the train, and to land at any station  and there we were, spending nights as guest of remote villages.

Later, during the mid-eighties, we had wonderful and unforgettable times, with A. letting me drive us in her small Egyptian made Nasr 128 ; this was the time of the first fly-overs, associated with the name of the (at the time) new président. Traffic was already congested, but the cars were small, not so powerful, and people still had a sense of enjoyment. So it was more about horning joyously than of explosions of wrath and hate for mankind.

Then I still recall our long and enchanted trip from Cairo up to Louqsor and back, in the weeks preceding the First Gulf war, with my wife S. in another rented small blue Nasr. That was december 1990, all calm and silent, in the winter crystal light and smooth sun coloured cliffs above the palm groves. Time was suspended, the tourist had fled the country and Egypt was powerless waiting for the reconquest of Kuwaït by the allied forces led by US.  

Last was my November 1997 trip, meant to meet with a long time friend and earlier collegue, who was heading a foreign political armed movement and had been for the first time invited to pay an official visit to Egypt. But when I landed in Cairo, Swiss tourists had just been massacred by  Islamist youngsters on their visit to the Valley of the kings in Louqsor… Egypt was on the spot emptied of its tourists, and J. and myself were movingly welcomed by desperate Cairenes. Car driving was the more easier, and I taught the bases of sand driving to J. in the wadi Natrun emptiness.

These times seem so long forgone.  

To be continued…



21 et 28 novembre 2010 Au Caire et à Port Saïd, cycle « L’eau en question », CFCC
13 novembre, 2010, 2:27
Classé dans : GEOPOLITIQUE

Projections de films suivies de débats animés par Marc Lavergne

http://www.cfcc-eg.org/spip.php?article2824



Darfour : une guerre villes-campagne
13 novembre, 2010, 1:30
Classé dans : Darfour

 Vient de paraître, octobre 2010, dans la Revue de Géographie de l’Est, en ligne : elfachervuegnraleverslouestaveclelacaucentre.jpgelgeneina4octobre2004.jpg

Marc Lavergne Darfour : une guerre villes-campagnes ? [Texte intégral]. Revue Géographique de l’Est, vol. 49 / 4 | 2009
www.rge.revues.org/2020 elgeneinaoctobre2004.jpg


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