Observations « participantes » de Marc Lavergne chercheur au CNRS / An insider’s view about the course of events in the Middle East and the Horn of Africa

Emission « Un jour dans le monde » du 15 octobre 2015 sur France Inter avec Nicolas Demorand et Bruno Meyersfeld
19 octobre, 2015, 18:25
Classé dans : INTERVIEWS RADIO,Sud-Soudan

Le drame du Soudan du Sud

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1171767



Elections législatives égyptiennes du 17 octobre 2015 : Marc Lavergne, invité de l’émission Focus de France 24
16 octobre, 2015, 21:42
Classé dans : CRISES ET CONFLITS MONDE ARABE,Egypte,INTERVIEWS TELE


Libération d’une otage française au Yémen : le rôle du sultanat d’Oman
7 octobre, 2015, 0:45
Classé dans : Oman,PENINSULE ARABIQUE,Yémen

Vidéo LCI 10 juillet 2015 :

http://lci.tf1.fr/videos/2015/marc-lavergne-oman-a-un-role-d-intermediaire-8642969.html



Afrique Asie : Al Sabla, une des clés de voûte de la pondération d’Oman, table-ronde animée par SE Cheikh Humaid el Maani et Marc Lavergne
6 octobre, 2015, 23:49
Classé dans : Oman,PENINSULE ARABIQUE

La bibliothèque nationale François Mitterrand à Paris a abrité le 6 décembre une demi-journée de débats sur « Oman, hier, aujourd’hui et demain ».

À l’opposé des autres monarchies du Golfe, le Sultanat d’Oman brille par sa discrétion. Une discrétion qui n’est pas synonyme d’inaction ou de profil pas. Loin s’en faut. Pour preuve son implication diplomatique, discrète mais efficace, dans le rapprochement des points de vue entre les différents protagonistes dans le dossier nucléaire iranien ou ses bons offices pour la stabilité au Yémen voisin. Cette diplomatie silencieuse à l’extérieur s’accompagne d’une culture de débat et de franchise à l’intérieur. Les problèmes et les défis majeurs qui se posent au pays sont débattus publiquement. C’est le cas dernièrement du débat approfondi engagé en toute sérénité et vérité par les deux chambres (Majlis al-Dawla et Majlis al-Shawra) ainsi que dans les médias sur les conséquences de la chute du pétrole sur l’économie nationale et les alternatives.
Ce modèle omanais qui combine avec pondération et mesure unité et diversité (suite…)



Vient de paraître : Acteurs et pouvoirs dans les villes du Maghreb et du Moyen-Orient
6 octobre, 2015, 23:36
Classé dans : Egypte,Etudes urbaines Monde arabe
Acteurs et pouvoirs dans les villes...
Album : Acteurs et pouvoirs dans les villes...
du Maghreb et du Moyen-Orient. Ouvrage collectif publié par Karthala en septembre 2015. Actes du colloque du GREMMO en novembre 2014
4 images
Voir l'album

Editions Karthala, septembre 2015.

Un article de Marc Lavergne : »Egypte, l’aménagement urbain en quête de pilotage », évoque l’incapacité de l’administration égyptienne à gérer et aménager les villes, qui concentrent aujourd’hui les 2/3 de la population. Cette carence  de fonctionnaires compétents et dévoués, et d’édiles légitimés par le suffrage de la population, engendre de véritables monstres urbains. L’article évoque aussi la difficulté pour la recherche française de rendre compte de ces processus, En Egypte comme ailleurs,  étant placée à l’étranger sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, à la fois aveugle quant à la situation réelle du pays hors du cercle étroit de ses contacts, et soucieuse de préserver de bonnes relations avec les autorités en place. A quoi s’ajoute le traditionnel dédain des diplomates pour les chercheurs, et des politistes pour les géographes…



Les échecs des ONG humanitaires, une question tabou ?
20 septembre, 2015, 5:20
Classé dans : Action humanitaire

Article en ligne publié sur le site Grotius.fr, juillet 2015

Les échecs des ONG humanitaires, une question tabou ?

Marc Lavergne

Géographe

Directeur de recherche au CNRS

  1. Echec, erreur, tabou

Tentative de définition

A première vue, l’échec d’une opération humanitaire, c’est l’incapacité à atteindre l’objectif qui lui a été fixé. Elle peut être due à des erreurs imputables à l’ONG ; mauvaise évaluation des moyens à mettre en œuvre ou des difficultés à surmonter. Elle peut également être présentée comme imprévisible : évolution brutale et inattendue d’un conflit ou d’une catastrophe, dont l’ampleur ou la gravité oblige l‘ONG à se retirer. Ces échecs sont d’une conséquence variable, et il est donc impossible d’en dresser une liste exhaustive, même au niveau de chaque ONG ; il serait néanmoins précieux de pouvoir estimer leur évolution: c’est des échecs que l’on peut tirer les leçons qui permettent de progresser…

La question posée est donc double :

  • quels pourraient être les critères d’appréciation d’un échec ?

  • quelles sont les causes de ces échecs ? sont-ils évitables, dans quelles conditions ? sont-ils en diminution ou en augmentation relative ?

A y regarder de plus près, cependant, on peut se demander si la définition de l’échec est si simple : le retrait volontaire d’un terrain, pour ne pas contrevenir à la charte de l’ONG ou au DHI, est-il un échec ? Le changement de priorités d’une mission, pour mieux répondre aux conditions qui y prévalent, signe t-il un échec ? De même pour les accidents graves de sécurité qui frappent des volontaires…

Quant aux causes, elles sont souvent la résultante de multiples facteurs, qui vont d’une mauvaise appréciation de la situation (l’espace humanitaire) depuis le siège aux difficultés d’une équipe de terrain à faire face à des difficultés imprévues. Il est évidemment crucial de s’interroger sur ces échecs et de les analyser, surtout si l’on considère la montée rapide des niveaux de dangerosité auquel les ONG sont confrontées. C’est l‘exercice passionnant et précieux auquel s’est livrée l’équipe du CRASH à MSF avec l’ouvrage « Agir à tout prix ?» : avec la collaboration des acteurs de terrain, celui-ci reprend l’enchaînement des décisions et des situations qui ont conduit des opérations à l’échec. Si cet exercice de vérité permet d’explorer les contextes du moment et du lieu où ces interventions se sont déroulées ou ont échoué, il n’est cependant pas directement transposable, dans la mesure où le fonctionnement des missions de MSF présente un cas à part dans l’humanitaire français et même international, du fait de son indépendance à l’égard des bailleurs de fonds institutionnels.

En effet, dans d’autres ONG, l’échec peut être signifié par le bailleur de fonds, dont le couperet est toujours suspendu au-dessus de la tête de l’ONG : l’échec peut être là non pas de ne pas avoir réussi à remplir sa mission sociale, mais de ne pas avoir répondu aux attentes du bailleur de fonds, qui peuvent être différentes en quantité comme en qualité, des capacités ou des choix de l’ONG récipiendaire des fonds. Et a contrario, le succès peut se trouver réduit au renouvellement du contrat…

De l’échec au tabou

Pour en revenir à la question du tabou qui entourerait les échecs, on peut avancer qu’un échec n’est jamais un titre de gloire. Mais elle renvoie à  (suite…)



28/09/2013 RFI Marc Lavergne sur RFI: «Au Soudan, on a une crise endogène liée à une question économique»
14 juillet, 2015, 22:43
Classé dans : CRISES ET CONFLITS MONDE ARABE,INTERVIEWS RADIO,SOUDAN

écouter l’interview ici 



6 janvier2015 :Intervention sur RFI:les conséquences en Afrique de la tension entre l’Arabie Saoudite et l’Iran
7 janvier, 2015, 8:53
Classé dans : CRISES ET CONFLITS MONDE ARABE,INTERVIEWS RADIO

Capture d’écran 2016-05-04 à 16.30.29

 

L’exécution du cheikh Nimr al Nimr en Arabie Saoudite répond à une volonté du roi Salman de reprendre l’initiative face à la menace que représente pour le royaume la signature de l’accord des Etats-Unis (et de l’Europe) avec Téhéran. Il s’agit de cliver nettement le monde musulman et de mettre l’Occident au défi, en montrant avec 46 exécutions que le royaume demeure de façon assumée culturellement et politiquement plus proche de Daesh et de la tradition prophétique et de la pratique des premiers califes « bien dirigés » que des démocraties occidentales.

Ce rappel de la capacité d’influence et de nuisance du royaume wahhabite passe par l’injonction faite au CCG d’abord, puis aux pays africains riverains de la mer Rouge, de s’aligner derrière l’Arabie. Une façon de renforcer l’alliance de circonstance créée pour faire face à la menace houthiste au Yémen, où l’Arabie a pu enrôler 33 pays derrière elle, contre la menace supposée représentée par l’aide iranienne aux houthistes.

En réalité, la guerre du Yémen est d’abord menée contre l’Arabie heureuse, ce pays de montagnards paysans, plus nombreux que toute la population de l’Arabie elle-même, rudes combattants, certes organisés en tribus et en confédérations, mais acquis à l’idée républicaine et qui ont montré depuis la révolution de 2011 l’aspiration de leur jeunesse à la démocratie. C’est la raison pour laquelle l’aviation des pays armés par la France écrase indistinctement sus les bombes toute la population yéménite : il s’agit d’anéantir, sous couvert de lutte contre la subversion extérieure, la menace constituée par l’exemple yéménite.

Dans ces soubresauts d’une puissance régionale qui se sent menacée, il ne faut voir aucune guerre de religion. D’un côté comme de l’autre, il ne s’agit que d’une Realpolitik qui s’appuie sur les ressorts qui marchent, la religion et ses oppositions sectaires dont l’origine est elle-même politique, entre Arabes et non-Arabes, ou bien les subsides distribués aux Etats africains faillis ou parias. Et c’est ainsi que l’Arabie se retrouve « alliée objective » d’Israël dans ce combat contre l’accord de Genève…

http://www.rfi.fr/emission/20160106-marc-lavergne-teheran-arabie-saoudite-estime-pas-vaincue-iran-coalition-rebelles



Résoudre un conflit sans en chercher les causes ? La RCA entre imposture et amnésie
13 décembre, 2014, 10:26
Classé dans : RCA,SAHEL - AFRIQUE CENTRALE,Somalie

Marc Lavergne

Directeur de recherche au CNRS

Président de l’association RH 2 «  Recherche et ressources humanitaires »

Mots-clés : Centrafrique, colonisation, conflit, esclavage, massacres, ethnicité

Résumé : La Centrafrique est un Etat né d’une conquête coloniale militaire par la France, qui a mis fin à la concurrence esclavagiste puis mis le pays en coupe réglée durant un demi-siècle, en utilisant des méthodes d’une barbarie inouïe. La puissance coloniale ne s’est pas retirée à l’indépendance, mais a réussi à continuer de gérer le pays à son profit exclusif jusqu’au désastre actuel. Cette longue histoire de violences et de résistances face aux envahisseurs (chasseurs d’esclaves au nord-est, compagnies concessionnaires au sud-ouest) a laissé dans la population des séquelles de brutalité, de méfiance et de cruauté, mais elle a aussi forgé les éléments fondateurs d’une capacité de coexistence et de citoyenneté.

« Zo so ngbo a dé lo, a ba komba a kpé » (L’expérience du passé permet d’éviter les erreurs du présent, dicton centrafricain)

Le territoire de la Centrafrique, défini par sa position au cœur du continent africain, est avant tout, pour ses habitants, une interface entre plusieurs mondes : l’appellation coloniale Oubangui-Chari indiquait le passage entre le bassin du Congo, monde de la forêt, à celui du lac Tchad, monde de la steppe puis ouverture au nord vers le désert et au-delà la Méditerranée et le monde arabe. A l’est, la frontière tracée par les colonisateurs avec le Soudan est celle du partage des eaux avec le bassin du Nil et à l’ouest avec le Cameroun et le Moyen-Congo qui bordent le golfe du Bénin. Un pays enclavé donc, mais un pays dont les façades ouvrent sur des horizons ouverts et divers.

C’est de ces horizons que va naitre, à la fin du XIXe siècle, la Centrafrique d’aujourd’hui.

Au temps de l’esclavage

Au nord-est, la région de la steppe est depuis des siècles un réservoir d’esclaves, le Dar el Kuti, voisin du Dar Fertit centré sur le Bahr el–Ghazal voisin. Ces territoires peuplés d’agropasteurs animistes sont (suite…)



Note de synthèse sur la situation et le climat des affaires en Erythrée
13 décembre, 2014, 10:10
Classé dans : Erythrée

 

date : 06/2014

Auteur :

Dr. Marc Lavergne

Directeur de recherche au CNRS

GREMMO/université Lyon 2

 

 L’Erythrée est un pays de taille modeste, né récemment après une guerre de libération longue (1961-1991) et dévastatrice. Il n’attire pas la curiosité des media ou des observateurs, étant avare de grandes déclarations ou d’interventions spectaculaires sur la scène internationale. Et pourtant, c’est un pays à part sur le continent africain par son histoire comme par le projet de société qu’il a incarné et par le comportement de sa population comme de ses dirigeants. En effet, l’Erythrée cherche la solution de ses difficultés non seulement dans une mobilisation interne, mais aussi dans un activisme discret mais déterminé à l‘échelle régionale.

Aujourd’hui, la libération et ses sacrifices ont un goût amer  (suite…)


123456...10

coline3unblogfunblogfrr |
Plus qu'une xénophobie, c'e... |
AGIR ENSEMBLE POUR LA COTE ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | saidahamadi
| affaire robert boulin
| CHANGER L'ALGERIE